Éditions Seteun
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2002-2010 : « Read it at maximum volume ! » En 2002, la revue Volume ! faisait le pari de créer un espace de réflexion interdisciplinaire sur cette multiplicité en marche que l’on nomme les musiques populaires – étranges formes musicales, volontiers impures et ambigües, nées du contact entre la marchandisation de l’art et la réappropriation populaire des nouvelles possibilités technologiques qui en étaient issues. Nous voulions créer un lieu spécifique (...)
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Volume !
Volume ! Vol. 7-1
La reprise
Intro
Matthieu Saladin
La célè­bre répli­que « Play it again, Sam », dont l’ori­gine pré­su­mée – et erro­née – a sou­vent été attri­buée au tout aussi célè­bre film de Michael Curtiz, Casablanca (1942), pour­rait illus­trer à elle seule, dans l’imbro­glio des voix sup­po­sées qui l’eurent énoncée, le jeu com­plexe de recou­vre­ment dont se pare l’acte de reprise dans les musi­ques popu­lai­res. Tantôt cré­di­tée comme requête sup­pliante d’Ilsa Lund, inter­pré­tée par Ingrid Bergman, qui au hasard d’une retrou­vaille dans un caba­ret maro­cain enjoint le pia­niste noir Sam de lui rejouer le sou­ve­nir d’un amour éphémère, tan­tôt comme injonc­tion assé­née par Richard « Rick » Blaine, campé par Humphrey Bogart, qui un peu plus tard dans le film ordonne au même pia­niste de l’accom­pa­gner musi­ca­le­ment dans l’amer­tume mor­ti­fère de sa nos­tal­gie, la sup­pli­que plus ou moins impé­ra­tive invite à cha­que fois à rejouer ce qui fut et ce qui n’est plus, pro­je­tant dans le pré­sent un passé réin­ter­prété selon des exi­gen­ces et inté­rêts immé­diats. Mais à vrai dire, per­sonne dans le film ne pro­nonce cette phrase appe­lant sa pro­pre réi­té­ra­tion. Bergman, tout comme Bogart, se contente d’appe­ler le pia­niste de bar à sim­ple­ment « play it », à jouer cet air, As Time Goes By, et non à le rejouer, l’acte de reprise se vou­lant moins répé­ti­tion de ce qui ne peut être vécu (...)
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Collection Musique & Société
Quand le rap sort de sa bulle
Sociologie politique d’un succès populaire
Résumé
En 2006, le rap fran­çais a déjà 20 ans et « Dans ma bulle », l’album de la rap­peuse Diam’s, explose les chif­fres de vente. Ce suc­cès en fait un véri­ta­ble « phé­no­mène social » qui ne peut être inter­prété comme un sim­ple engoue­ment pas­sa­ger. Les thè­mes dont traite Diam’s et la manière dont elle, et ses col­la­bo­ra­teurs, les met­tent en forme artis­ti­que, font res­sor­tir des com­bi­nai­sons de valeurs ori­gi­na­les. Or, ce sont pré­ci­sé­ment ces valeurs qui se sont retrou­vées au coeur de la cam­pa­gne (...)
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