Éditions Seteun
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Dossier - Le savant à l’épreuve du populaire

La partition graphique et ses usages dans la scène improvisée

Matthieu Saladin

Résumé : L’idée de cet arti­cle est née d’un simple cons­tat, celui du regain d’inté­rêt que connaît aujourd’hui la par­ti­tion gra­phi­que sur la scène de l’impro­vi­sa­tion libre. Ce type de nota­tion appa­raît chez dif­fé­rents com­po­si­teurs dans les années cin­quante et cor­res­pond, dans l’immé­diat, d’une part, à un nouvel agen­ce­ment des rôles d’inter­prète et de com­po­si­teur dans la créa­tion – qui n’est pas sans faire écho à tout un pan de l’his­toire de la musi­que occi­den­tale (légi­time) comme aux rap­ports qu’entre­tien­nent en son sein écriture et phonè – et d’autre part, à une nou­velle appro­che tech­ni­que du phé­no­mène sonore. La par­ti­tion gra­phi­que a tou­jours entre­tenu des liens avec l’impro­vi­sa­tion tant du point de vue de sa musi­ca­lité que des dis­cours qu’elle sous-tend et, si elle sug­gère l’action, nous pou­vons également sup­po­ser qu’elle sus­cite l’inter­pré­ta­tion impro­vi­sée. A la suite d’un rappel des enjeux et du contexte liés à la nou­veauté que cons­ti­tue la par­ti­tion gra­phi­que dans le champ musi­cal des années cin­quante-soixante, cet arti­cle tente d’ana­ly­ser, au-delà du seul symp­tôme, les rap­ports que l’impro­vi­sa­tion libre contem­po­raine entre­tient avec la nota­tion gra­phi­que et plus pré­ci­sé­ment avec la par­ti­tion Treatise du com­po­si­teur Cornelius Cardew. Nous ver­rons enfin ce que cette étude peut nous dire sur cer­tains des aspects de la pra­ti­que de l’impro­vi­sa­tion et des dis­cours qui l’ali­men­tent.

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