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Dossier - La reprise

D’Annie Laurie à Lady Madonna : un siècle de reprises au Japon

Gerry McGoldrick

Résumé : L’album de repri­ses étrangères au Japon semble être né, comme phé­no­mène popu­laire, avec la ver­sion de 1928 de My Blue Heaven par Futamura Teiichi. Des chan­sons occi­den­ta­les agré­men­tées de nou­vel­les paro­les étaient cer­tai­ne­ment chan­tées dans les salles d’avant-garde de Tokyo à la fin des années 1910, et les mélo­dies folk­lo­ri­ques et popu­lai­res occi­den­ta­les furent quant à elles uti­li­sées dès les années 1880 dans les manuels sco­lai­res japo­nais du pri­maire. Cependant, au début des années 1970, l’album de repri­ses cessa d’exis­ter en tant que forme com­mer­ciale impor­tante, ayant été rem­placé par des musi­ques popu­lai­res autoch­to­nes, tou­jours influen­cées par celles venues d’Occident. Cet arti­cle pro­pose une brève enquête sur l’ère de la reprise au Japon, et se concen­tre plus spé­ci­fi­que­ment sur les albums de repri­ses des pério­des d’avant et d’après-guerre. Dans les recher­ches actuel­les sur les musi­ques popu­lai­res, les paro­les reçoi­vent peu d’atten­tion ; néan­moins, en ce qui concerne les repri­ses, l’examen dia­chro­ni­que des chan­ge­ments dans les pra­ti­ques de tra­duc­tion des paro­les se révèle très pro­fi­ta­ble. Les concepts de tra­duc­tions « ciblis­tes » et « sour­ciè­res », emprun­tés au champ de la tra­duc­to­lo­gie, per­met­tent de mettre en évidence la manière dont la culture occi­den­tale est pré­sen­tée et reçue dans le Japon d’avant et d’après-guerre. J’établis un lien entre le tour­nant cultu­rel radi­cal qui suit au Japon la Seconde Guerre mon­diale et les dif­fé­ren­ces entre les repri­ses des deux pério­des, et je pro­pose quel­ques hypo­thè­ses pour expli­quer la fin du succès popu­laire du phé­no­mène.

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Abstract : The foreign lan­guage cover record in Japan seems to have star­ted (as a popu­lar phe­no­me­non) with Futamura Teiichi’s ver­sion of “My Blue Heaven” in 1928. Stretching the defi­ni­tion, Western songs with new lyrics were cer­tainly being sung in the cut­ting edge thea­ters of Tokyo by the late teens, and Western folk and popu­lar melo­dies were used as early as the 1880s in Japanese pri­mary school text­books. By the early 1970s, howe­ver, the cover record ceased to exist as a signi­fi­cant com­mer­cial form, having been repla­ced by indi­ge­nously crea­ted, wes­tern-style popu­lar music. In this arti­cle I brie­fly survey the era of the cover ver­sion in Japan – a period of slightly less than a cen­tury, all told – but focus spe­ci­fi­cally on cover records of the pre-war and post-war eras. In cur­rent popu­lar music research, lyrics somew­hat jus­ti­fia­bly receive limi­ted atten­tion, howe­ver in the case of cover ver­sions, I believe we can profit from exa­mi­ning the ways in which approa­ches to lyric trans­la­tion change over time. In the pre­sent study I focus on these approa­ches to lyric trans­la­tion. From the field of trans­la­tion stu­dies I borrow the concepts of domes­ti­ca­ting and forei­gni­zing trans­la­tions (the former ren­ders the text in fami­liar terms for the target audience, the latter empha­si­zes fide­lity to the ori­gi­nal lan­guage) to contrast ways that Western culture is repre­sen­ted and recei­ved in pre-war and post-war Japan. I connect the dra­ma­tic post-war cultu­ral shift in Japan with the dif­fe­ren­ces in cover records of the two periods, and sug­gest some pos­si­ble rea­sons for the genre’s ulti­mate demise as a widely popu­lar form. doc247


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