Éditions Seteun

Descriptif - Volume 8-1

Dossier coordonné par Emmanuel Parent (EHESS, Lahic)

Actes choi­sis du col­lo­que d’avril 2010 à Bordeaux, ce numéro de la revue Volume ! La revue des musi­ques popu­lai­res sou­haite inter­ro­ger notre manière d’appré­hen­der un domaine des musi­ques popu­lai­res que nous iden­ti­fions faci­le­ment (blues, jazz, reggae, rap etc.) sans pour autant être capa­bles de le défi­nir pré­ci­sé­ment. Qu’est-ce qui ras­sem­ble des musi­ques aussi dif­fé­ren­tes ? La cou­leur de peau ? Une aire géo­gra­phi­que ? Certaines qua­li­tés pro­pres à la musi­que elle-même ? Pas si simple. 10 auteurs s’attel­lent donc à décons­truire les caté­go­ries racia­les en musi­que, sans pour autant aban­don­ner ces voca­bles qui façon­nent nos pra­ti­ques depuis des siè­cles. Ils nous invi­tent bien plutôt à réflé­chir de façon lucide sur les liens com­plexes entre race et musi­que, pour les regar­der sous un jour nou­veau.

Introduction Près de 25 années après sa pre­mière publi­ca­tion, la lettre ouverte sur les musi­ques noires adres­sée un jour de mai 1987 par le musi­co­lo­gue anglais Philip Tagg à ses col­lè­gues uni­ver­si­tai­res n’en finit déci­dé­ment pas de faire des remous. Envoyée à quel­ques-uns tout d’abord, puis publiée à plus grand tirage en 1989 dans la revue Popular Music, cette lettre s’était déjà taillée un succès d’estime dans l’uni­vers aca­dé­mi­que anglo­phone des popu­lar music stu­dies. Ce texte éloquent, tra­versé par un humour très bri­tan­ni­que, sou­hai­tait inter­ro­ger l’idée selon laquelle les musi­ques issues de la dia­spora afri­caine pos­sé­de­raient en propre des traits com­muns faci­le­ment iden­ti­fia­bles : blue notes, ryth­mes syn­co­pées, impro­vi­sa­tion, call and res­ponse, groove, etc. Le propos n’était pas tant de refu­ser toute unité ou parenté aux dif­fé­ren­tes musi­ques issues de la dia­spora noire, mais plutôt d’inter­ro­ger la pré-notion selon laquelle les musi­ques noires auraient le mono­pole de l’alté­rité dans l’espace musi­cal atlan­ti­que occi­den­tal. Tout ce qui n’était pas blanc-clas­si­que-bour­geois-euro­péen était for­cé­ment « noir ». Cette lettre rebat­tait ainsi les cartes des caté­go­ries de musi­que noires, blan­ches, euro­péen­nes et afro-amé­ri­cai­nes.

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Diaporama
- Ce dos­sier com­pressé contient le dia­po­rama pro­jeté par Philip Tagg le 12 avril 2010 à Bordeaux, en ouver­ture du col­lo­que « Peut-on parler de musi­que noire » ? (Les fichiers MP3 qui l’accom­pa­gnent doi­vent être lais­sés dans le dos­sier pour pou­voir être lu pen­dant le dia­po­rama.) (c) Philip Tagg 2010.

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