Éditions Seteun

Dossier - Peut-on parler de musique noire ?

Jeux de couleurs dans le candombe afro-uruguayen

Clara Biermann

Résumé : À partir de l’exem­ple du can­dombe afro-uru­guayen, je pro­pose d’ana­ly­ser com­ment, dans un contexte d’appro­pria­tion natio­nale d’une musi­que créée par les Afro-Uruguayens et long­temps mépri­sée dans un pays très euro­cen­triste, on assiste à des pro­ces­sus de créa­tion en réac­tion à ce « blan­chi­ment » de la pra­ti­que. Le groupe Afrogama, qui se défi­nit comme tra­di­tion­nel et mili­tant, « noir­cit » le trait musi­cal et le geste cho­ré­gra­phi­que en s’ins­pi­rant de l’Afrique et des reli­gions afro-amé­ri­cai­nes. Les dyna­mi­ques et le contenu de ces jeux de cou­leurs dans le can­dombe doi­vent être com­pris dans un contexte natio­nal et trans­na­tio­nal de défi­ni­tion de l’afro­des­cen­dance en Amérique Latine. La caté­go­rie « musi­que noire » prend son sens si on l’envi­sage comme une caté­go­rie eth­no­mu­si­co­lo­gi­que qui arti­cule dyna­mi­ques musi­ca­les, socia­les et poli­ti­ques, tout en consi­dé­rant la nature par­ti­cu­lière de la musi­que et de la danse dans les pro­ces­sus de cons­truc­tion iden­ti­taire.

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Retrouvez deux vidéos réa­li­sées par l’auteur, où l’on peut y voir les dan­seu­ses d’Afrogama, vêtues de tuni­ques bleues pour rendre hom­mage à Iemanjà, Orisha régnant en 2010, et écouter le jeu réputé rapide, dense et guer­rier des tam­bours d’Ansina :

De Isla de Flores, Llamadas 2010, Part I

De Isla de Flores, Llamadas 2010, Part II


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