Éditions Seteun

Dossier - Peut-on parler de musique noire ?

En Afrique du Sud, le jazz a-t-il une couleur ?

Ambivalence des noms, frottement des genres.

Lorraine Roubertie Soliman

Résumé : À partir du cas du jazz, poly­mor­phe par essence et « mul­ti­nommé » en Afrique du Sud, cet arti­cle ébauche une réflexion sur la néces­sité de repen­ser l’idée de clas­si­fi­ca­tion géné­ri­que dans un pays hanté par la hié­rar­chie jusqu’au-bou­tiste. L’absence d’uti­li­sa­tion, voire le rejet observé de l’expres­sion « musi­que noire » dans le milieu étudié (jazz et ensei­gne­ment) semble vou­loir indi­quer le refus d’un cer­tain type de caté­go­ri­sa­tion. Refus immé­dia­te­ment contre­ba­lancé par le cons­tat de la pré­gnance des mêmes pré­ju­gés caté­go­riels dans tant d’autres sphè­res de la société, musi­ca­les ou non. Comment parler « objec­ti­ve­ment » de la musi­que et du jazz, lorsqu’on est Européenne et blan­che de peau, dans un pays où les ques­tions iden­ti­tai­res et racia­les se mélan­gent à ce point ? En regar­dant au-delà des fron­tiè­res nor­mées entre les genres peut-être, en accep­tant leurs ambi­va­len­ces, leur évolution, leur flou ; en s’effor­çant, en quel­que sorte, d’adap­ter le flux de la réflexion au conti­nuum poly­mor­phe et ins­ta­ble de la créa­tion musi­cale.

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