Éditions Seteun

Appel à contributions / Call for papers

La Reprise dans les musiques populaires

Cover versions in popular music

Matthieu Saladin

De l’hommage respectueux à la parodie et au pastiche, de l’apprentissage musical ou du simple exercice de style à l’identification du groupe de fans, ou encore de la récupération marchande, sinon du pillage, au mode d’appartenance à une scène et à une tradition musicales, la reprise traverse, par sa diversité opératoire, les musiques populaires…

Cet appel est clô­­turé - notre nou­­vel appel à contri­­bu­­tions est dédié à la nos­­tal­­gie dans les musi­­ques popu­­lai­­res - cf. ici :

http://volume.revues.org/2912

We do not accept any­­more papers for this CFP - our latest one is dedi­­ca­­ted to « popu­­lar music and nos­­tal­­gia » - cf. here :

http://volume.revues.org/2914

Date limite de sou­mis­sion des textes : 15 avril 2009

De l’hom­mage res­pec­tueux à la paro­die et au pas­ti­che, de l’appren­tis­sage musi­cal ou du simple exer­cice de style à l’iden­ti­fi­ca­tion du groupe de fans, ou encore de la récu­pé­ra­tion mar­chande, sinon du pillage, au mode d’appar­te­nance à une scène et à une tra­di­tion musi­ca­les, la reprise tra­verse, par sa diver­sité opé­ra­toire, les musi­ques popu­lai­res. Mais la reprise appa­raît également comme ce régime musi­cal à tra­vers lequel les cou­rants s’inven­tent. Ainsi le rock lui-même serait né en 1954 d’une reprise, d’un détour­ne­ment fécond – rapt créa­tif que l’on retrou­ve­rait dif­fé­rem­ment dans la sous­trac­tion mor­ce­lée du dub, le remix des musi­ques électroniques, voire l’échantillonnage du hip hop, et qui plus lar­ge­ment par­court, tel un fil rouge, l’his­toire du jazz. Quel qu’en soit le type, la reprise consiste à s’appro­prier un maté­riau dis­po­ni­ble, du déjà-là et du déjà-entendu, un objet trouvé par­ti­ci­pant d’une mémoire plus ou moins par­ta­gée, qu’il faudra refor­mu­ler selon des logi­ques d’écarts divers. En uti­li­sant tel air pour res­pi­rer par elle-même, la reprise ques­tion­ne­rait ainsi les concepts d’ori­gine et d’ori­gi­na­lité, leurs fonc­tions et leurs modes d’appa­ri­tion, dépla­çant dans son ressac les rap­ports d’auc­to­ria­lité et renouant par ce même biais avec une esthé­ti­que de l’imi­ta­tion. À tra­vers la reprise se déga­ge­rait en effet une concep­tion de l’imi­ta­tion com­prise comme élément cons­ti­tu­tif de la créa­tion plutôt que comme son simple envers illé­gi­time ou sa pâle copie men­son­gère. Dès lors, quels éclairages la reprise peut-elle appor­ter sur l’acte de créa­tion à l’œuvre dans les musi­ques popu­lai­res ? Mais aussi sur les rap­ports que ces der­niè­res entre­tien­nent avec leur Histoire ? En quoi la reprise, par sa récur­rence, pour­rait-elle nous ren­sei­gner sur l’onto­lo­gie des musi­ques popu­lai­res ? Quelles pro­blé­ma­ti­ques spé­ci­fi­ques peu­vent res­sor­tir des dif­fé­rents types à tra­vers les­quels la reprise se mani­feste (hom­mage, détour­ne­ment, paro­die, remise en contexte, etc.) ?

Ce pro­chain numéro de Volume ! vou­drait envi­sa­ger ces ques­tions sous une appro­che plu­ri­dis­ci­pli­naire, et entend réunir un ensem­ble d’études où la reprise appa­raî­tra dans la diver­sité de ses formes. Sont atten­dues des ana­ly­ses géné­ra­les comme de cas par­ti­cu­liers. Les contri­bu­tions sont à envoyer par cour­riel avant le 15 avril 2009 aux adres­ses sui­van­tes :

edi­tions[at]seteun[dot]net, mat­thieu.sala­din[at]wana­doo[dot]fr et jede­diah-sklo­wer[at]hot­mail[dot]com.


Thèmes et/ou mots-clés