Éditions Seteun

Tribune

Peace Warriors (1994-2004)

Entretien avec Patrick BOEUF, réalisé par Matthieu SALADIN

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Extrait L’expé­rience du fan­zine comme écriture d’une écoute
MS : Peace Warriors [1] a été fondé en 1994 par Théo Jarrier et se pro­po­sait de trai­ter l’ensem­ble des musi­ques issues, pour l’essen­tiel, des dif­fé­ren­tes expé­rien­ces sono­res ayant par­couru les années 1960 et 1970. Peux-tu nous expli­quer de quel­les maniè­res est venue l’idée de faire ce fan­zine ?

PB : Théo — comme tout jeune homme — est rentré à une époque en révolte contre la musi­que pater­nelle et s’est mis à écouter du Post-punk et du Hardcore. En vieillis­sant, il est revenu à une pas­sion par­ta­gée avec son père pour la scène Free. Il fai­sait déjà un fan­zine sur la scène Hardcore inti­tulé Rantanplan. C’était une pile de A4 avec un agra­fage sur le côté. Le pre­mier numéro de PW est en fait un numéro spé­cial de cette revue. Théo, déci­dant d’arrê­ter Rantanplan afin d’ouvrir PW vers d’autres hori­zons musi­caux, s’est retrouvé seul à écrire ; ses com­pa­gnons de l’époque n’étaient pas inté­res­sés par ces nou­vel­les orien­ta­tions. Je l’ai rejoint dès le second numéro avec un arti­cle fleuve sur John Zorn. Au départ nous n’étions vrai­ment que deux, puis l’équipe s’est pro­gres­si­ve­ment étoffée. Ce que j’ai vrai­ment aimé, c’est cette manière d’ouvrir l’éventail des genres musi­caux, du Rock le plus décalé à la musi­que contem­po­raine.

Notes

[1] Dans la suite de cet entretien Peace Warriors est indiqué par le sigle PW.

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