Éditions Seteun
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Politique de la ville et construction de nouvelles images ethniques

Peut-on parler de postcolonialisme ?

Rachid Mendjeli et Yves Raibaud

Résumé : Dans le cadre de la poli­ti­que de la ville en France, des événements cultu­rels (cultu­res urbai­nes, musi­ques du monde) sont orga­ni­sés pour des jeunes de ban­lieue iden­ti­fiés de façon impli­cite comme les nou­vel­les clas­ses dan­ge­reu­ses. Il est démon­tré dans les argu­ments qui prou­vent l’uti­lité de ces actions la néces­sité de « recréer du lien social » et de « désen­cla­ver les quar­tiers d’exil » par la pro­mo­tion de cultu­res à forte conno­ta­tion eth­ni­que pour des jeunes « issus de l’immi­gra­tion » mais nés en France et de culture fran­çaise. Quelle est la logi­que de ces poli­ti­ques publi­ques et à quel­les valeurs se réfè­rent-elles si l’on consi­dère que les popu­la­tions impli­ci­te­ment visées sont issues des ancien­nes colo­nies fran­çai­ses ? Pour répon­dre à ces ques­tions, nous pré­sen­te­rons trois exem­ples : les actions menées par un opé­ra­teur spé­cia­lisé dans les musi­ques du monde, l’exem­ple d’un ate­lier de musi­que cari­béenne mené dans un quar­tier, l’exem­ple des « arbres à pala­bres », forums de dis­cus­sions orga­ni­sés en paral­lèle des concerts. L’hypo­thèse que ces mani­fes­ta­tions illus­trent un pro­ces­sus ségré­ga­tif et qu’elles par­ti­ci­pent à la cons­truc­tion d’une iden­tité eth­ni­que appa­raît peu à peu. L’iden­tité eth­ni­que n’est plus une tran­si­tion épisodique appe­lée à dis­pa­raî­tre mais devient un statut, une carac­té­ris­ti­que héri­tée qui doit être en per­ma­nence re-média­ti­sée.

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