Éditions Seteun

La production de genres :

Analyses depuis les périphéries du heavy metal

Silvina Martinez Garcia

Résumé : Prenant pour appui la scène heavy metal en Espagne, ce texte aborde plus géné­ra­le­ment la ques­tion des fon­de­ments ana­ly­ti­ques opé­ra­toi­res dans l’étude des musi­ques popu­lai­res éloignées du centre de pro­duc­tion anglo-saxon. On se saisit donc de la scène heavy metal ibé­ri­que pour étudier et réin­ter­pré­ter la notion de « genre » en musi­que. La coexis­tence de lan­gues dif­fé­ren­tes au modèle d’ori­gine, la pré­sence d’un réseau limité d’acteurs locaux direc­te­ment impli­qués dans les musi­ques étudiées, un contexte cultu­rel dans lequel les images de genre et les réfé­ren­ces loca­les varient consi­dé­ra­ble­ment des stan­dards trans­na­tio­naux, sont autant d’éléments qui devien­nent alors déci­sifs pour l’ana­lyse. Dans cette contri­bu­tion, nopus pro­po­se­rons tout d’abord une lec­ture du heavy metal établie à partir d’un idéal type, puis ana­ly­se­rons cer­tains « mons­tres » (défor­ma­tions, hybri­des, etc.) qui jouent déli­bé­ré­ment avec des fusions et des traits musi­caux a priori très éloignés de cet uni­vers sonore. Cette appro­che, en plus de faci­li­ter une plus grande connais­sance du heavy metal en Espagne, peut ouvrir des pers­pec­ti­ves pour dépas­ser l’idée d’un cloi­son­ne­ment des genres les uns par rap­port aux autres.

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