Éditions Seteun

Hors-dossier

La globalisation du rock vue de Calcutta

Stéphane Dorin

Résumé : Dans cet arti­cle, l’auteur s’inter­roge sur les condi­tions de pos­si­bi­lité d’une socio­lo­gie de la glo­ba­li­sa­tion du rock, dans la mesure où les musi­ques popu­lai­res sont le plus sou­vent envi­sa­gées comme des sys­tè­mes sym­bo­li­ques for­te­ment loca­li­sés. Le ter­rain de la musi­que popu­laire occi­den­tale, sous la forme du rock, à Calcutta a fourni l’oppor­tu­nité de saisir la cir­cu­la­tion de cette forme cultu­relle à partir d’un lieu que l’ima­gi­naire contem­po­rain asso­cie à la misère et exclut a priori du grand mou­ve­ment de la glo­ba­li­sa­tion. Or, Calcutta résonne encore des échos du be-bop ou du rock psy­ché­dé­li­que du Grateful Dead. Qui plus est, la ville montre une belle créa­ti­vité en matière de rock depuis le début des années 1990, que ce soit dans ses formes les plus typi­que­ment amé­ri­caine ou bri­tan­ni­que, mais aussi dans des inno­va­tions sty­lis­ti­ques pro­pre­ment ben­ga­lies, comme la jibon­mu­khi music ou le Bangla Rock. Seul un décen­tre­ment eth­no­gra­phi­que par rap­port aux flux issus des indus­tries cultu­rel­les mul­ti­na­tio­na­les permet ainsi de saisir les moda­li­tés de l’appro­pria­tion locale des formes cultu­rel­les glo­ba­les en cir­cu­la­tion.

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