Les éditions Mélanie Seteun sont une structure associative montée en 1998 par Samuel Etienne et Gérôme Guibert, alors deux doctorants désireux de publier des « réflexions sérieuses sur les musiques populaires », généralement peu investies par la recherche universitaire, ou du moins avec l’attention habituellement accordée à d’autres produits de la culture considérés comme plus légitimes. 10 ans plus tard, 10 ouvrages (en co-édition avec l’IRMA) ont été publiés :
- la techno et les free parties, avec Bruyante Techno (1999) d’Emmanuel Grynszpan, et Un maquis techno. Modes d’engagement et pratiques sociales dans la free party (2000) de Sandy Queudrus ;
- les rapports entre musiques actuelles et littérature, avec l’ouvrage Les Mots distordus (2000), de Stéphane Malfettes ;
- Les nouveaux courants musicaux : simples produits des industries culturelles ? (1998) et le secteur des musiques amplifiées (2006), de Gérôme Guibert ;
- la culture et les pratiques métal (2003) et le monde du rock (2006), de Fabien Hein ;
- Stéréo, Sociologie comparée des musiques populaires France-Angleterre (2008), ouvrage franco-britannique dirigé par Hugh Dauncey et Philippe Le Guern ;
- la Radio et ses publics (2009), de Hervé Glevarec et Michel Pinet ;
- un ouvrage dirigé par Denis-Constant Martin sur la rappeuse Diam’s, Quand le rap sort de sa bulle. Sociologie politique d’un succès populaire . [1]
En 2001, les éditions Seteun décident de lancer Copyright Volume ! (2002-2008), une revue de recherche semestrielle à comité de lecture. Volume ! (le nouveau titre depuis 2009) est la seule revue universitaire française actuellement exclusivement dédiée à l’analyse des musiques populaires. C’est une publication semestrielle, à comité de lecture (double relecture aveugle des articles soumis à la revue), pluridisciplinaire ouverte à toutes les sciences humaines (sociologie, esthétique, musicologie, histoire culturelle, sciences politiques…). Des tribunes sont également offertes à des professionnels ou des artistes musiciens désireux de faire partager leurs expériences sur leur métier ou leur art. 15 numéros ont été publiés de 2002 à 2010, soit 140 auteurs de près de 200 articles (cf. notre index), notes de recherche, notes de lecture et tribunes écrits par des contributeurs français mais aussi canadiens, américains, britanniques…
Des numéros de la revue ont été consacrés à divers thèmes tels que
- la nouvelle chanson française (n°2-2), sous la direction de Barbara Lebrun et Catherine Franc,
- l’électronique dans la musique et le « savant à l’épreuve du populaire » (n°3-1),
- rock et cinéma (hors-série, avec le Festival du Film de Paris, 2004), sous la direction de François Ribac,
- le hip hop (n°3-2), sous la direction de Gérôme Guibert et Emmanuel Parent,
- les musiciens-sociologues (n°4-1), sous la direction de Philippe Le Guern,
- les musiques actuelles (n°4-2), sous la direction de Philippe Teillet,
- la presse musicale alternative (n° 5-1), sous la direction de Samuel Étienne,
- les scènes métal (n°5-2), coordonné par Gérôme Guibert et Fabien Hein,
- les rapports entre musique, géographie, et postcolonialisme (n°6-1&2), coordonné par Yves Raibaud.
- enfin la reprise dans les musiques populaires, en deux tomes.
- Le prochain numéro (8-1, début 2011) contiendra les actes choisis du colloque sur mes musiques noires, organisé par les éditions Seteun à Bordeaux en avril 2010.
En 2009, l’association a déménagé à Bordeaux et a débuté un partenariat stratégique rapproché avec la Région Aquitaine, qui s’est montrée soucieuse de supporter un espace de réflexion critique dans le champ des musiques actuelles. L’association est désormais portée par Emmanuel Parent, Béatrice Ratréma, Dario Rudy, Matthieu Saladin et Jedediah Sklower. Gérôme Guibert, maître de conférence à l’Université de Paris-3, est son président.
Volume ! The French journal of popular music studies.